Bell & Howell


Format 35 mm





 

Donald J. Bell et Albert S. Howell fondent en 1907 la Bell & Howell Company

En 1909, ils fabriquent leurs premières caméras en  bois.    Lorsque ces derniers apprennent que deux d'entre-elles ont été endommagées par les termites et la

moisissure lors d'un voyage  effectué en Afrique par les explorateurs Martin et Osa Johnson, ils décident de concevoir  une caméra entièrement en métal, la

Bell & Howell 2709 B



Celle-ci fonctionne d'abord avec une manivelle, puis à partir de 1919, avec un moteur électrique.  Deux griffes

assurent la translation du film, puis un cadre presseur vient le plaquer pour une parfaite planéité devant la fenêtre d'exposition.  Un débiteur à trente-deux dents accompagne et stabilise la pellicule.  La caméra possède une

tourelle rotative à quatre objectifs, un viseur de grande qualité sur le côté.    Avec son magasin débiteur et

récepteur contenant 120 m de pellicule 35 m, on la surnomme "Mickey Mouse Ears" ("les oreilles de Mickey")

(De Méliès la Machine Cinéma à la 3 D, Laurent Mannoni - La Cinémathèque)

En 1925, Howell conçoit le mécanisme et le design de la caméra Eyemo.  Cette caméra  à tourelle trois objectifs sera

beaucoup utilisée par les cameramen américains et russes lors de la seconde guerre mondiale.  Une manivelle sur le côté permettait de remonter le mécanisme.  Cette caméra était munie d'une visée en parallaxe, qui permettait de viser sans le défaut de parallaxe imposé par le viseur sportif.  Elle utilisait des bobines de 30 mètres que l'on pouvait charger en plein jour.

 

Format  16 mm



Caméra Bell & Howell Filmo 75  (1932)  Cet appareil au format 16 mm était très joliment décoré en

cuir repoussé.  Il utilisait des bobines de 30 mètres.  L'entraînement du film était réalisé par double griffe


Bell & Howell produit la  caméra Filmo à partir de 1924. 

Il s'agit de la première caméra 16 mm mue par un moteur à ressort. 

Celle-ci sera déclinée en plusieurs modèles, notamment la Filmo DA et la Filmo HR

Ces caméras étaient réputées pour leur robustesse et leur maniabilité.  Elles seront

utilisées lors de nombreuses expéditions et notamment lors de la conquête de l'Everest.

Bell & Howell Filmo 70 DA

Bell & Howell Filmo 70 HR

 

La Bell & Howell Auto Master (1) apparaît en 1941.  La tourelle est équipée de trois objectifs.

Elle utilise des cassettes spéciales.  La caméra Bell & Howell 200 EE (2) est quant à elle la première

caméra 16 mm au monde équipée d'un dispositif réglant automatiquement le diaphragme par cellule couplée. 

Elle utilise également du film en cassette.

Format 8 mm

En vue de diminuer l'encombrement et le poids de l'appareil, Bell & howell lance en 1935 une caméra   

  pour le 8 mm simple, la Filmo Straight Eight model 127 A (1) qui utilise du film vierge "double 8"

coupé en deux.  Pour les amateurs du double 8, Bell & Howell propose  en 1940  la Filmo Companion (2) 

Celle-ci dispose de 4 vitesses (8, 16, 24 et 32 images par seconde).  L'objectif est interchangeable.

Bell & Howell 134.  Cette caméra dispose de 5 vitesses de tournage (16, 24, 32, 48 et 64 images par seconde)

  La tourelle permet le changement rapide des trois objectifs.   Réglage sur dépoli.

La caméra Bell & Howell One-nine apparaît en 1953.  Il s'agit d'une caméra  mue par un moteur à ressort.

  Chaque remontage du ressort donne environ 2 m de film.  Le mécanisme est contrôlé par un régulateur afin

d'éviter toute possibilité de ralentissement vers la fin de sa course. Un compteur de métrage se règle automatiquement lorsque l'on charge la caméra.  Un cadran de mise au point offre différentes positions pour les films en couleurs ou

en noir-et-blanc.  Il suffit de déterminer quel genre de lumière éclaire le sujet (soleil brillant, soleil brumeux,

ombre claire, nuageux/gris).  La caméra dispose également  d'un bouton déclencheur à 3 positions.  Lorsque

l'on pousse le bouton déclencheur vers le bas, le film commence à se dérouler dans la caméra (position 1). 

Lorsqu'on exerce une pression un peu plus forte sur le bouton déclencheur, celui-ci se fixe dans la position

de déroulement continu (position 2).  Ce verrouillage en déroulement continu permet au cinéaste amateur  de

participer à la scène filmée.  La position 3 permet une prise de vue image par image.  Pour prendre des gros-plans

de scènes lointaines, un téléobjectif était proposé comme accessoire.  Vissé sur l'objectif de la caméra, il agrandissait

le sujet 2 fois et demi.  Le petit rectangle sur le viseur indiquait le champ couvert par le téléobjectif.

 

La  caméra Bell & Howell 333 dispose également d'un bouton déclencheur à 3 positions.   Elle comporte  deux compléments optiques télé et grand angulaire montés sur une  petite tourelle qui viennent  se mettre en position à volonté.



Bell & Howell modèle 414 PD Zoomatic série "Director.  La cellule photo-électrique de cette caméra

se charge de tout.  Elle modifie le diaphragme d'une façon continue.  Dans le viseur, un voyant lumineux

prévient l'opérateur : vert, on peut tourner (le diaphragme est exactement réglé) rouge, il ne faut pas filmer

(les conditions lumineuses ne sont pas suffisantes).   Cette caméra offrait la possibilité de passer du grand

angle au télé-objectif ou inversement, sans cesser de filmer et de changer instantanément des cadence

normales aux ralentis,  et ceci sans aucun asservissement de réglage.  Le 22 novembre 1963, Abraham

 Zapruder, un fabricant de vêtements pour dames de Dallas au Texas  filme l'assassinat du président John

F. Kennedy avec ce modèle.  Son film, probablement le film amateur le plus célèbre de tous les temps,

est connu sous le nom de Film Zapruder.

 

La Bell & Howell Director Reflex 434 est munie d'un objectif Zoom  de 9 à 36 mm

Comme avec toutes les autres caméras Zoom Bell & Howell, on peut passer de la vitesse normale à la vitesse ralentie et vice-versa sans interrompre la prise de vues.  Le modèle 434 est une caméra 8 mm possédant une cellule reflex qui ne reçoit exactement que la quantité de lumière impressionnant la pellicule.  Ceci empêche toute possibilité pour la cellule de "voir" et de diaphragmer des sujets lumineux ou sombres ne figurant pas sur l'image; sa position dans un endroit où elle reçoit une faible quantité de lumière a été rendue possible grâce à l'emploi d'une cellule au sulfure de cadmium au lieu d'une plaque de selenium ordinaire.  Du fait que ce type de cellule n'engendre pas sa propre électricité, une petite

pile au mercure est utilisée comme source d'énergie (Le cinéma pratique n° 38)

Format super 8


Depuis longtemps envisagée, la prise de vues avec son synchrone, facilement mise en œuvre par l'amateur,

connaît en 1970 des débuts dignes d'être remarqués.  Le format choisi, le super 8, répond aux souhaits d'une

caméra légère, simple et facile d'emploi; pour le magnétophone, le recours à la cassette découle d'impératifs

similaires.  Sur le marché français apparaissent conjointement les systèmes Filmosound de Bell & Howell

et Synchronex.  Points communs de ces deux systèmes : le format du film, la vitesse d'enregistrement de

la bande magnétique logée dans une cassette standard.  Mais divergence capitale, alors que le système Bell & Howell

forme un ensemble de prise de vues-projection (comprenant caméra, magnétophone et projecteur) le système Synchronex n'utilise qu'une caméra et un magnétophone, n'importe quel projecteur Super 8 sonore étant utilisable à la projection.

Caméra Bell & Howell 311.  Cette caméra se caractérise par sa poignée

en T retourné, chromée, avec bouton de déclenchement.