LIGONIE

Format 9,5 mm


 Ligonie S 2000 .  Lors de sa sortie en 1969, cette caméra de conception hardie a créé un important mouvement de curiosité dans le monde du cinéma d'amateur grâce à des innovations originales.   En dehors du chargeur de batterie fonctionnant sur 110 ou 220 V, la recharge de l'alimentation de cette caméra pouvait s'effectuer à l'aide de  24 cellules solaires insérées dans le boîtier.  Par beau temps et ciel bleu dégagé ou parsemé de quelques nuages blancs, il fallait environ 5 minutes d'exposition solaire pour récupérer l'énergie consacrée à une prise de vues de 5 secondes, 1 heure d'exposition pour un filmage de 1 minute.  Par mauvais temps par contre, il fallait 28 fois plus de temps pour obtenir une capacité de recharge comparable à celle du plein soleil, soit dans le cas pris en exemple, 2 heures 20 minutes d'exposition en recharge pour récupérer le courant dépensé lors de 5 secondes de tournage.  De nuit, l'éclairage d'une ampoule domestique pouvait suffire …  si l'on disposait d'un laps de temps confortable…  Les avantages qui découlaient d'un tel système étaient évidents : sans électricité, sans piles de rechanges, le cinéaste n'était plus voué à la panne d'alimentation, quel que soit l'endroit où il opérait, au soleil  et de jour.  Mais pour ceux qui filmaient sous des climats pluvieux ou en intérieurs, le problème renaissait sous un autre forme.  Le constructeur prônait alors l'exposition de la caméra à une source d'éclairage artificiel mais en cas une recharge directe de la batterie sur le secteur paraissait tout aussi efficace. Environ 40 exemplaires furent fabriqués (Cinéma pratique, n° 98 p. 104)